Édito général

 

Alors que janvier pointe le bout de son nez Il est temps pour l'Oie de sortir de son sommeil hivernal Pour parcourir de nouveau le ciel de son vol magistral. Voltigeant aisément, elle cacarde avec fierté Qu'enfin est prête cette nouvelle couvée Appelant qui veut la découvrir à venir la regarder. Ce fut un hiver rigoureux, qui a testé l'adaptation Des nouveaux nés, petits "pioupious", vifs oisons Qui ont su se battre, avoir le courage de tendre leurs ailes Pour se lancer dans le vide. Mais l'Oie n'avait pas peur, elle ne se faisait pas de ride Le talent de ses enfants n'était pas secret de Polichinelle. Bien que jeunes, il n’y eut point de voyage hasardeux De migration ratée, le vol bien que marqué d’embûches fut parfait. C'est avec la grâce du cygne que se dirige notre tribu Vers les contrées nordiques, endroit incongru Pour une Oie en hiver, pour ces beaux anatidés Qui ont si fait de revêtir leur manteau plumeux.

Mais d'abord, l'Oie vous parle d'un sentiment incontrôlé que les poètes ont toujours privilégié De ce langage universel, transcendant toutes les mœurs Sentiment étrange et intense qui emplit parfois notre cœur. Entre interdiction et amour sulfureux C'est de l'Amour avec un grand A, de l'Envie avec un grand E Dont nous allons vous dresser le portrait. C’est ensuite vêtue de son plus beau costume Qu’elle vient vous parler du textile. Les étoffes, la soie, jean, crêpe et autres tissus satinés Les étoiles dans les yeux elle viendra tirer le fil Des merveilles et secrets de nos habits bariolés. Et pour cela, elle vous le promet, elle prendra sa plus belle plume. Enfin, l’Oie posera ses valises dans les pays nordiques, sa destination finale Dont elle admirera la culture, loin de ses terres natales. Posée dans la neige, elle se repose Et laisse ses jeunes recrues prendre une bonne pause.

Ces remerciements sont pour ma Basse-Cour Sans qui ce numéro n’aurait jamais vu le jour. C’est donc bien au chaud dans un plaid que je t’invite Cher lecteur, lectrice à prendre part à ce voyage Qui, je l’espère, sera un met de choix Permis par nos gallinacées contributrices sans qui le Jeu de l’Oie Ne serait que feuilles vides et blanches pages.

Numéro 20

8,00 €Prix